GRAVELMAN octobre 2020

Par quoi commencer ? Et si je le résumais en une phrase. 🤔

Pratique cycliste, secouante et engageante, mêlant bitume, pavé (bcp de pavé) et chemins forestiers ralliant Templeuve à Chantilly et nécessitant du mental et un très bon fessier.

Mais tout ceci m’était complètement inconnu avant le départ. J’avais tout au plus fait 170km un jour pour un A/R à Aix. Et surtout très peu d’entraînement depuis Mai, suite à mon projet professionnel.

En même temps, rien de prévu fin octobre et de savoir que ce n’était que… 350km et en plus organisé pour la 1ère fois par Stéven, ça devait me suffire pour me convaincre.

Groupe WhatsApp 📱 dédié aux participants.es, 3 jours avant l’épreuve, les échanges entre les routiers 🚴🏻‍♂️et les graveleux 🚵🏼‍♂️allaient bon train. On attendait surtout le tracé 📈pour commencer à organiser notre aventure (ravito, hôtel ou bivouac, etc…). Perso j’avais opté pour un bivouac, histoire de me tester à faire du bikepaking et d’équiper le Niner (mon vélo gravel en acier) en conséquence et surtout rouler avec. 😅

Alors oui, mon équipement ! 😉 Un vélo ! Logique me direz vous. Mais en acier et surtout permettant des roues en 40 (larges et à crampons) et en tubeless. Sacoche de cintre avec tapis de sol, sacoche de cadre avec bouffe, batterie, etc…, et sacoche de selle 17l pour le sac de couchage et les fringues de rechange. Le gps, l’équipement pour éclairer et 1,5l de boisson. Tout ceci devait amener le vélo à environ 15 kg.

La date fatidique arrivait à grand pas et l’événement qui était rattaché « Tous En Selle » en projection le jeudi soir à Roubais, annulé. COVID oblige ! Bref ! Je voulais partir après la séance vers 23h, le jeudi soir, après avoir dîné. Et bien il fallu tout repenser. Mon billet de train ouigo pris en avance, j’allais devoir partir plus tôt… 17h et donc emporter de quoi m’alimenter durant la nuit. Du poids en plus !

TGV à Avignon le Jeudi matin de bonne heure, direction Lille Flandres. Ensuite, il me restait une petite heure pour aller au lieu de rdv à Templeuve et retrouver Stéven et les autres participants. Ayant téléchargé la version 3 du tracé GPS, j’étais loin d’imaginer qu’elle allait me faire visiter du pays. Bien plus complète que la 5ème version, Stéven avait décidé d’alléger le parcours et d’éviter des passages un peu plus techniques en forêt (notamment !). Perso, ça était pour moi une aubaine de prendre ces chemins techniques. Je vais vous le raconter !

Réunion avant le départ au village de Templeuve, nous avions le droit à un briefing.

Au départ vers 17h, nous étions 2 en gravel bike, 1 en VTT et 3… ou 4 en vélo route. Le tracé nous faisait faire une belle boucle dans le village et très vite les 1ers pavés.

L’aventure commençait !

Excité à l’idée de faire ce voyage, je gardais au fond de ma tête, le conseil que m’avait donné un cycliste d’ultra. « Si tu veux rouler longtemps, mouline ! » Bref ! J’ai mouliné.

Pour être sur que nous allions faire l’ensemble du tracé (sans tricher), nous devions nous prendre en photo devant les bornes kilométriques annonçant les pavés (pas loin d’une vingtaine, voir plus). A ce moment là, la pub Orangina prend tout son sens ! « Secouez moi ! Secouez-moi ! Sinon la pulpe, elle reste en bas. »

Comme j’allais rouler une bonne partie de la nuit, j’avais opté pour des sandwichs, saucisson et fromage afin d’être sur de ne pas manquer. Je sais trop, ce que cela peut engendrer en vélo quand la faim se fait ressentir. D’ailleurs, il est souvent trop tard. Contrairement au Trail, où l’arrêt à un ravito peut relancer la machine. Bref !

Quel kiffe de rouler la nuit ! Je savais que ça allait me plaire, mais en plus d’être seul (tout le long du parcours pratiquement), l’univers du Nord donnait une atmosphère tout à fait particulière. Comme mon champ de vision était restreint du fait de mon éclairage vélo et de ma frontale, je ne percevais dès fois les objets ou animaux (chouette ou hibou, lapin, renard…) qu’au dernier moment. Frissons assurés !

Puis vers 1h du matin, après 115 km environ, la fatigue se fit ressentir. L’idée de bivouaker faisait partie du programme. J’avais pris un sac de couchage D4 pour des températures basses et j’avais un tapis de sol bien technique pour m’isoler du sol un peu froid. Avant de rentrer à Solesmes et après plus de 50 km de pavés dans les jambes et les fesses surtout, un buisson me faisait signe.

3h après et deux coups de pied au cul pour ouvrir mon duvet et en sortir, je repris la route avec l’idée de rouler encore 3h et me jeter sur la prochaine boulangerie d’ouverte.

Je commençais à avoir faim !

Mais avant de trouver cette boulangerie, je devais encore rouler de nuit. D’ailleurs ce fut une étrange vision qui m’apparut lorsque je voyais au loin, une énorme lumière rouge orangée, éclairer à des km à la ronde et me fit penser au MORDOR dans le Seigneur des Anneaux. Fatigué et affamé, ces km parurent une éternité.

6h, première boulangerie et 2 pains au chocolat + un café.

10h, pizza et sandwich au poulet + un café.

Je roulais bon train et mise à part mon fessier qui était douloureux après un peu moins de 200km et 15h de vélo, j’arrivais à Saint Quentin. Pensant que le plus dur était passé, j’envoyais un message à Stéven, lui demandant s’il avait prévu des masseuses à l’arrivée. Ma pointe d’humour allait vite s’estomper au fur et à mesure des prochains km. Le plus dur finalement n’était pas derrière, mais bien devant. Je vous rappelle que cette version 3 du tracé, proposait de beaux singles en forêt, mais pas que…

C’est vrai que vu comme ça, ça donnait envie. Quelle belle autoroute forestière ! Sauf que ce chemin n’est présent qu’au début du tracé en forêt, après je vais avoir le droit à des singles à la limite du VTT et pas forcément secs. Et comme tout ceci n’est pas assez, technique, la nuit au fil des heures va venir s’installer irrémédiablement. Ce n’est pas tant la forêt qui m’embêtait, car au contraire elle me remplissait d’enthousiasme. Enfin surtout au début ! Mais la fatigue qui s’installait petit à petit et l’envie d’arriver ne faisaient qu’accroître mon envie d’en sortir et de finir. A ça vous y rajoutez le bruit des voitures aux alentours, qui vous font croire que vous n’êtes plus très loin, et là mes nerfs et ma patience étaient mis à contribution.

Finalement après 2h de va et vient incessant dans cette forêt de Compiègne et Senlis, je me rapprochais doucement mais surement vers notre dernier CP, le Château de Chantilly. Dernier chemin bien sableux, autour du parc, histoire de finir de m’achever, je me retrouvais nez à nez avec cette superbe vision.

Un château scintillant et flottant, me faisant penser à un bateau mouche sur la Seine. Content enfin d’être arrivé à bon port, j’allais devoir trouver le lieu de rdv, « La Cantina » en ville. Dernière montée à grimper, la délivrance se trouvait dans une salle à l’arrière du restaurant.

Un plat de pâtes au saumon, accompagné de sa bière, en guise de trophée et les discussions et rires avec les autres participants et membres du staff, fusèrent.

Après ce bon repas et nos échanges, je pris la direction de l’hôtel, pour une bonne douche et un bon lit.

Clap de fin sur mon 1er « ultra » en vélo ! Si on peut dire ça.

Ce petit compte rendu, est dédié tout personnellement à mon grand père adoptif. Je n’ai jamais pu partager un tour de vélo avec toi, mais sache que tu m’as accompagné tout au long de ce beau chemin.

 

Remerciements bien sur à Stéven et son équipe qui nous ont sorti un tracé à la fois technique et roulant avec une traversée de paysages magnifiques et variés. Il fallait que je me teste sur ce genre de distance et en mode bikepacking. Tu as proposé, je l’ai fait !

« A force de réfléchir, on finit par se trouver des excuses pour ne pas avancer. Alors Agissons de cette réflexion ! » (d’un mec bourré très certainement) 😉

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